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A ciel ouvert les canaux d’irrigation en pays Vanoise

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De Brien A. Meilleur, Fabrice Mouthon et Anne-Marie Bimet

Cet ouvrage est le premier à étudier un grand système coutumier d’irrigation en France d’un point de vue ethno-logique et historique. Présents sur environ 50 communes des vallées de Maurienne et de Tarentaise, les canaux d’arrosage de Vanoise délivraient leur eau aux prairies et prés de fauche, formant un intense maillage de conduites creusées à même le sol ou la roche, en vue surtout d’augmenter la production fourragère nécessaire à l’hivernage des bêtes dans une économie agro-pastorale de haute-montagne. Notre travail décrit et analyse ce vaste réseau hydraulique, sans doute amorcé dès la préhistoire et en activité jusqu’au XXe siècle.

Cette étude apporte plusieurs éléments nouveaux à l’histoire rurale et à l’ethnologie française. Après une description détaillée de ce réseau et une analyse de l’organisation sociale sous-jacente, elle met en regard pratiques de Vanoise et autres formes d’irrigation adoptées dans les Alpes du nord et au-delà. Une ébauche épistémologique montre l’attention portée à l’irrigation par plusieurs disciplines scientifiques, se focalisant surtout sur la théorie des ressources communes défendue par le prix Nobel d’économie E. Ostrom. Est enfin examiné le potentiel patrimonial de ces infrastructures anciennes. On trouvera en annexe un lexique des termes dialectaux de ce champ lexical.

Sortie mai 2017 , ISBN : 978-2-343-12063-8

LES AUTEURS

Brien Meilleur, ethnologue américain, effectue des recherches sur l’économie traditionnelle de la haute-montagne savoyarde depuis une quarantaine d’années. Il est chercheur associé de l’UMR 7206 Ecoanthropologie et Ethnobiologie (Muséum national d’Histoire naturelle – CNRS – Université Paris 7).

Fabrice Mouthon, maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université Savoie-Mont-Blanc. Il a consacré plusieurs ouvrages aux populations des Alpes médiévales.

Anne-Marie Bimet, enseignante retraitée et patoisante. Elle a participé dans sa jeunesse au travail d’irrigation. Elle souhaite transmettre la mémoire du patois savoyard local et de la civilisation rurale dont il est le vecteur.

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