Accueil du site > Pages personnelles > Benabou Jonathan

BENABOU Jonathan

MNHN, Musée de l’Homme, 17 Place du Trocadéro

par Benabou Jonathan - publié le , mis à jour le

Tel : +33 (0) 1 40 79 57 01
Fax : +33 (0) 1 40 79 38 91

Mél : benabou[@]mnhn.fr


Équipe de recherche
- Ethnoécologie et usage des ressources naturelles
- Anthropologie et politiques de la nature

Thèmes interdisciplinaires de recherche
- Aires Protégées
- Gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN)
- Anthropologie historique
- Anthropologie politique, autorités traditionnelles et pluralisme juridique


Thèse en préparation

Terre, identité, autorité : approche historique et socio-anthropologique de la gestion communautaire des ressources naturelle dans l’ouest namibien
École doctorale 227 : Science de la Nature et de l’Homme, MNHN.
Direction PR. Serge Bahuchet

Mots clés
Namibie, Damara, Gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN), Conservancy, Anthropologie historique.

Résumé

L'histoire de la Namibie est faite de migration de populations, d’échanges et de conflits interethniques, de déplacements forcés, de réformes administratives, de projets de conservation de la nature, entre autres. Ces évènements de diverses natures constituent un ensemble de couches qui ont et qui toujours — chacune à leurs manières, mais de façon combinée — restructurent les espaces, redéfinissent les identités et réinventent les systèmes politiques locaux.

En nous appuyant sur une ethnographie historique spatialisée de l’ouest namibien établi à partir du matériel ethno-historique et ethnographique collecté entre 2011 et 2013 et de la littérature, ce travail de recherche traite de ces transformations sociale et politique chez les Damara. Plus particulièrement, ce travail s’intéresse à la dialectique entre terre, identité et autorité à la base des localités damara et aborde le programme de gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN) mis en place à la fin des années 1990 en tant que constituant de ces localités.

Le texte est introduit par une histoire anthropologique des Damara qui cèdera progressivement sa place à une anthropologie historique, sociale et politique. Ainsi, dans un premier temps, nous traiterons de l’origine des Damara et des évènements ayant conduit à la mise en place de leur organisation sociale et spatiale tels que nous l’observons aujourd’hui. Puis, nous montrerons comment l'émergence de mouvement indépendantiste noir et les réformes administratives (pré et post-indépendance) ont induit un glissement entre un système politique peu structuré à des institutions faites de chefs et de conseillers aujourd'hui reconnues par le gouvernement central. Terre, identité et autorité se mêlant, cet évènement joue un rôle majeur dans la restructuration des espaces et la redéfinition des identités devenues virtuellement indissociables d'institutions gouvernementales, les « autorités traditionnelles » et leurs « aires de juridiction ». Dans un second temps, nous verrons comment ces localités en pleine recomposition accueillent de manière synchrone le déploiement du programme de GCRN. Ce travail révèle ainsi que dans l’ancien damaraland, les conservancies (institution de GCRN), les wards (unités administratives du régime de l’apartheid) et les aire de juridiction des autorités traditionnelles ne font qu’un. Ainsi étroitement liées aux dimensions foncière, identitaire et politique des localités ouest-namibiennes, nous verrons comment les conservancies mettent à l’épreuve ou renforce les entités politiques damara passée et actuelles. Nous conclurons ce texte par l’examen des aspects spatiaux de la GCRN et de ses multiples interactions avec les localités qu’elle participe à définir et redéfinir.

PDF du projet de thèse
lien