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Sandrine Baudry

MNHN, Musée de l’Homme, Place du Trocadéro

publié le , mis à jour le

Statut : post-doctorante

Contact : sbaudry@mnhn.fr

Site : Musée de l’Homme, Place du tocadéro

 

Équipe de recherche
- villes naturalisées
- associée au Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones (LARCA)

Thèmes interdisciplinaires de recherche
- Ethnologie urbaine : New York et Paris
- Politique de la ville
- Espace public
- Initiatives citoyennes de végétalisation de la voie publique
- Études américaines
- Histoire contemporaine de New York

Thèse

Cultiver son jardin, s’inscrire dans la ville : Approche anthropologique des community gardens de New York City

Ecole doctorale n°131 « Langue, littérature, image : civilisation et sciences humaines (domaines francophone, anglophone et d’Asie Orientale) »

Composition du jury :

Madame Catherine Collomp, co-directrice, Professeur émérite à l’Université Paris 7- Denis Diderot

Madame Bernadette Lizet, co-directrice, Directeur de Recherches au CNRS/ Muséum National d’Histoire Naturelle

Madame Catherine Pouzoulet, pré-rapporteur, Professeur à l’Université Charles de Gaulle, Lille III

Madame Anne Raulin, pré-rapporteur, Professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre 

Monsieur Mark Meigs, Président, Professeur à l’Université Paris 7-Denis Diderot

Résumé

Dans les années 1970, alors que la Ville de New York faisait face à une grave crise économique et sociale, des citadins ont entrepris d’investir le tissu urbain en transformant des terrains vagues en jardins collectifs. Après avoir accueilli favorablement ces initiatives grassroot qui palliaient des carences en espaces verts et participaient à la vie des quartiers, la municipalité a cherché à les éliminer dans les années 1990, lorsque la relance économique les a fait apparaître comme un usage peu rentable du territoire. Usant de tactiques fortement médiatiques et théâtrales, les jardiniers ont réussi à protéger provisoirement une grande partie des community gardens, mais leur sort demeure aujourd’hui incertain. L’étude de l’histoire de ces jardins inscrits dans une tradition politique d’intervention par la base, ainsi que l’analyse ethnographique de quatre de ces espaces, permettent de développer un point de vue à plusieurs échelles sur un mouvement né d’initiatives ultra-locales, mais dont seule la mise en réseau à l’échelle de la métropole permet de justifier l’existence à long terme. La question se pose aujourd’hui de la manière dont ces pratiques citoyennes peuvent être intégrées à l’aménagement urbain dans la perspective des politiques de ville durable, tout en ne perdant rien de leur richesse et de leur diversité.

Abstract

In the 1970s, while the City of New York was facing a serious social and economic crisis, some residents took it upon themselves to invest the urban fabric by turning vacant lots into collective gardens. The city government first encouraged such grassroot initiatives, since they compensated for the lack of open space as well as participated in the life of the neighbourhoods, but it tried to eliminate them in the 1990s, when the crisis started to ebb, making these gardens appear as unprofitable uses of expensive land. The gardeners managed, through the use of media and theatrical resistance, to protect many community gardens temporarily, but their fate is still in the balance today. By studying the history of these gardens as part of a political tradition of community action, and by analyzing four of them through ethnographic observations, it is possible to examine the movement at various levels of interaction ; this multi-scalar approach is indispensable because community gardens are very local initiatives but can only justify their long-term existence by establishing city-wide and larger networks. The issue today is to incorporate these community initiatives into city planning in the context of efforts towards urban sustainability, while protecting their diversity.

Recherche actuelle

Je travaille sur l’implication des citoyens dans la végétalisation de la voie publique à Paris et New York City. J’explore en particulier ce que cette implication, quel que soit son degré, peut nous dire du rapport à l’espace public urbain et aux discours environnementaux des gouvernements et institutions locaux dans ces deux villes.

Communications à venir

Conférences nationales et internationales

4-7 juin 2013 : "Gestion environnementale de la voie publique par les citoyens : mise en relation des discours officiels et des pratiques quotidiennes locales à Paris et New York City", Colloque Dynamiques environnementales, politiques publiques et pratiques locales : quelles interactions ?, Université de Toulouse.

23 avril 2013 : "L’agriculture urbaine citoyenne, du jardin à la voie publique", 138ème Congrès des Sociétés Historiques et Scientifiques, "Se nourrir : stratégies et pratiques alimentaires", Université de Rennes 2.

Journées d’études

Séminaires

28 mars 2013 : « Le jardinage collectif comme outil d’appropriation citoyenne de l’espace public urbain », Enseignement « Métropoles et subjectivités 2. Espaces publics et engagements citoyens » à l’EHESS.

26 mars 2013 : « Les conflits et les innovations autour de la nature en ville, entre accès aux ressources naturelles et accès à l’espace urbain », Séminaire « Conflits et territoires » de l’UMR SAD-APT INRA-AgroParistech.

18 mars 2013 : « Panorama historique du jardinage citoyen urbain aux États-Unis, depuis la fin du 19ème siècle : évolution des relations avec les décideurs », conférence à l’école nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois.