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Soutenance de thèse de Manon Galland

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Soutenance de thèse de Manon Galland

« Le premier peuplement des Amériques : application de la morphométrie géométrique 3D à la variation crânienne actuelle et fossile »

qui se tiendra le mercredi 11 décembre à 14h
à l’auditorium de la Grande Galerie de l’’Évolution
(36 rue Geoffroy Saint Hilaire).

Le jury sera composé de :

- Rolando González-José, directeur de recherche, CONICET, Centro National Patagonico, Puerto Madryn (rapporteur)
- Paul O’Higgins, professeur, Hull York Medical School, York (rapporteur)
- Bruno Maureille, directeur de recherche, CNRS, Bordeaux (examinateur)
- Stéphane Mazières, chargé de recherche, CNRS, Marseille (examinateur)
- Fernando Ramirez Rozzi, directeur de recherche, CNRS, Paris (examinateur)
- Agueda Vilhena Vialou, professeur, MNHN, Paris (examinateur)
- Martin Friess, maître de conférences, MNHN, Paris (co-directeur de thèse)
- Alain Froment, directeur de recherche, IRD, Paris (directeur de thèse).

Vous êtes également conviés au pot de thèse qui se déroulera Salle Chevalier (CP 135, îlot Poliveau, 43 rue Buffon).

Résumé :

L’’arrivée de l’’Homme moderne dans le Nouveau Monde demeure le sujet de nombreuses questions sur sa provenance, son ancienneté, la (les) route(s) empruntée(s) ainsi que le nombre de vagues de migration à l’origine de la diversité biologique observée au sein des Américains Natifs.

La variabilité morphologique crânienne à la fois géographique et diachronique se situe au cœur de ce débat, tantôt interprétée comme (i) témoignant de la présence de deux vagues de migrations distinctes ou (ii) relativement continue et issue d’une vague majeure de migration suivie d’une diversification locale et/ou de flux géniques récurrents.

Le présent travail repose sur les méthodes de morphométrie géométrique 3D et sur les concepts de génétique des populations appliqués sur un large échantillon composé de 89 fossiles et de 889 spécimens modernes provenant des Amériques, d’’Asie, d’’Australo-Mélanésie et de Polynésie. Plusieurs approches ont été abordées : (i) une analyse de la variabilité morphologique du crâne et du neurocrâne en prenant en compte l’influence sur la conformation de facteurs chrono-géographiques et de paramètres environnemental, climatique et linguistique ; (ii) une étude portant sur l’apport des sliding semilandmarks à l’’échelle populationnelle ; (iii) un test direct des hypothèses de peuplement grâce à une approche par modélisation permettant de d’évaluer dans quelle mesure nos données morphométriques s’accordent avec différents modèles tenant compte de divers processus microévolutifs.

Nos résultats démontrent une variabilité morphologique très importante à la fois dans le temps et dans l’espace. Ils mettent en évidence que la majorité de la variance observée peut s’expliquer selon des facteurs régionaux plutôt que selon des facteurs chronologiques et/ou environnementaux.

Nos données morphométriques favorisent un modèle comprenant une vague de migration majeure suivie de processus microévolutifs locaux, notamment en Basse-Californie. Nos résultats peuvent aussi soutenir la présence de flux récurrents dans les zones subarctiques ainsi qu’une arrivée plus tardive dans l’Extrême Nord du continent, mais ils confirment également l’impact majeur d’une adaptation au froid pour les populations de cette région.



Mots-clés : conformation crânienne - hypothèses de peuplement – scanner surfacique - morphométrie géométrique 3D – migrations – flux géniques récurrents – adaptation au froid - processus microévolutifs locaux –sliding semilandmarks —